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10 mars 2008

Paris, my dear ...

A Véronique.

"Né en en 1887, il doit son nom à une divinité dont la statuette trônait dans une corniche, de l'autre côté de la rue. Fin 19e, le journaliste et homme politique Charles Maurras le célèbre. Il écrit, au premier étage de l'établissement, un roman dont le titre rend hommage à ce lieu. D'autres écrivains, poètes, artistes hanteront ces murs, tels les amants de Lou et d'Elsa. Ou encore, sous l'Occupation, quand ils désertent les terrasses du 14e arrondissement, les amoureux Jean-Paul et Simone. Un Pouilly fumé, servit dans un verre nominatif y est offert quotidiennement, une année durant, à l'auteur qui reçoit le prix qui porte son nom. Il s'agit du ... "

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Sous un léger soleil de mars, une touche de blanc, au pied d'une immeuble en pierre de taille, rayonne. Des liserés de vert rehaussent l'éclat du store, soulignent la transparence de la verrière qu'il chapeaute. Au premier étage, au milieu des bouquets d'arbustes soigneusement taillés en boule se dressent dans les courbes une enseigne. Toute une histoire, un brin d'autrefois et de mythes, un rendez-vous qu'il ne fallait plus manquer. "Café de Flore". Toutes les tables sur le trottoir sont occupées. Elles courent sur le bitume du boulevard St-Germain-Des-Près et de la rue St-Benoît, dessinant ainsi un angle doux. Il règne une douce euphorie en cette fin de matinée et des langues étrangères se battent en duel d'une table à l'autre. Une indication, "Tirez". S'ouvre alors un espace étroit, comme une bordure tampon entre l'extérieur et l'intérieur. Un sas. La langueur des habitués règnent. Ils semblent avoir oublié de parader, de se montrer. Ils prennent seulement leur café. Des journaux dépliés, des ordinateurs ouverts, des tasses de café et des croissants sous cloche siègent sur les tables. Un paillasson, un pas. Et, la plongée. Un brouhaha accueillant, la valse de sept serveurs en costume noir, les cliquetis des boissons que l'on prépare ou dessert. L'ambiance n'a plus rien à voir avec celle guindée, stéréotypée que donne les abords du bar. Sur les banquettes rouges, sous les miroirs, des couples, des solitaires, une petite famille, une sommité désistuée, des habitués qui n'ont pas un regard pour le décor et deux curieuses éberluées. Dans un coin, près d'une autre entrée, trois hommes en costume barrent l'accès à la salle du premier étage. Mais le regard grimpe, lui, en suivant, au mur, les informations d'un autre temps, gravées dans l'émail aujourd'hui ébréché. "Téléphones et toilettes au premier". Des affiches, des photos, un univers entourent la guérite tenue par un homme carré. Il compte des billets. Caisse et réservation. Il faut parfois avoir ses entrées pour côtoyer les fantômes. A l'autre bout de la salle, une percée. Et les bouteilles s'alignent en hauteur. Les plongeurs naviguent, verres propres, verres sales. Les cuisiniers et barmans livrent les commandes. Et les serveurs se bousculent. S'évitent. Râlent aussi. Leurs serviettes immaculées pendues à leurs bras dansent. Eux virevoltent entre les tables. Commandes, distribution, encaissement et un changement de service, de clients. Une foule tranquille s'agite. Grouille bientôt. Pourtant il traîne dans l'air une invitation à prendre son temps.


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23 novembre 2007

Alberto Giacometti, façonner le vide.

16Exposition : L'atelier d'Alberto Giacometti.
Au centre Georges Pompidou. Paris.
Du 17 octobre 2007 au 11 février 2008
(Clic : Infos)


"La grande aventure, c’est de voir surgir quelque chose d’inconnu, chaque jour, dans le même visage. C’est plus grand que tous les voyages autour du monde."


Alberto Giacometti, l'artiste aux sculptures filiformes d'hommes qui marchent, aux portraits de plâtre retravaillé au canif, maculé avec de la couleur, aux toiles grises... Le peintre, sculpteur, dessinateur suisse est à l'honneur au dernier étage du musée Pompidou.

Dans la première salle de la galerie, la rétrospective organisée par le musée et la fondation des époux Giacometti, présente les premières œuvres - tableaux et sculptures - d'Alberto Giacometti (1901-1966). Des portraits de la famille de l'artiste aux accents pointillistes, impressionnistes se succèdent. Et déjà, entre les taches de couleurs s'esquisse la perception particulière de l'artiste sur les hommes. Plus loin, sont exposées les premières expériences avec la matière du créateur.
Aîné d'une fratrie de quatre enfants, il est initié à l'art par son père, lui-même peintre. Après ses études aux Beaux-Arts de Genève Alberto Giacometti gagne Paris, en 1922. Il travaillera alors aux côtés des surréalistes. En 1927, son frère Diego (qui sera avec Annette, la future épouse d'Alberto, un des modèles récurrents de l'artiste) le rejoint en France. Ils emménagent dans l'atelier du 14e arrondissement qui deviendra le repaire de l'artiste,et ce, jusqu'à sa disparition. iUn atelier mythique, et pourtant plus que simple, dépouillé. Sur des photographies exposées au centre Pompidou, l'espace de ce lieu de création se dessine par touche. Un escalier à la pente vertigineuse donne sur une baie vitrée à demie amputée, un espace réduit, peu meublé, quelque peu sombre dans cette mode des espace résolument ouvert vers la lumière. La petite pièce semble anodine, insipide. Et pourtant, sans que tout soit claire, elle laisse le sentiment qu'elle a beaucoup compter dans la vie et l'art de Giacometti. Il vit dans ces murs. Et les macule de ses coups de crayons à mesure que les idées se bousculent dans son esprit. Les murs sont les pages de ses carnets de croquis comme celle de son journal intime.
Dans un petit angle du centre Pompidou, c'est le volume de l'atelier de la rue Hippolyte-Maindron qui est reconstitué. Une table, des bustes en plâtre, une armoire maculée d'un portrait au trait, une console, un tableau ... dans le foisonnement d'œuvres présentées (au total 600 œuvres, peintures, sculptures, dessins, carnets de croquis, lettres, photographies, vidéo...) défile une vidéo. En boucle. Un piège. Impossible de s'en défaire. Le document présente Giacometti à l'œuvre. D'une main légère mais concentrée, Giacometti laisse courir un fin pinceau sur sa toile. Quelques repères. Des divisions de l'espace. Et un visage apparaît doucement. Ou plutôt des yeux. L'artiste n'achevait d'ailleurs jamais une œuvre s'il considérait que les yeux étaient ratés. Et il y a de quoi ! Toute l'intensité des toiles et dessins de l'artiste suisse se concentre dans le regard de ses personnages. Travaillé à l'encre, souligné d'aller-retour au stylo bille, il saisit à coup sûr l'attention des spectateurs.
s02cim1fEvidemment, pour le grand public le nom de Giacometti évoque en premier lieu des sculptures, et plus précisément celles des années 1950 (L'Homme qui marche, 1948, La forêt, 1950) . Il faut dire que leurs corps/silhouettes aux armatures de fer marquent la mémoire. Prise dans leur socle de plâtre ou de bronze, elles disent toute la recherche de l'équilibre, tant dans l'espace fait de vide que celui des vies qui se traînent et qui sont en perpétuel déséquilibre, en danger. Frêles, cabossées, écorchées et tendues à l'extrême, elles provoquent l'émotion presque à coup sûr.
Mais dans l'œuvre de Giacometti, comme il  le disait lui-même "le dessin est la base de tout". ce n'est qu'au début des années 50, alors que Giacometti est déjà connu du public et des autres artistes, qu'il révèle au grand jour ses dessins. Les traits recèlent une beauté pénétrante. Il ne faut pas s'y tromper. Certes, les traits courent, se chevauchent sur le papier, mais ne sont pas jetés au hasard, pour le simple plaisir de maculer la surface blanche. L'artiste trace ses repères anatomiques (la division de la tête en tiers, les ailes du nez pour placer les commissures des lèvres...) à même la toile avant de les recouvrir au fur et à mesure qu'il construit sa peinture. Tout passe par le dessin. giacometti_headSur les images qui défilent dans l'espace reconstitué de l'atelier, l'alternance du regard en mis en abîme. L'artiste regarde son modèle (qui est hors champ) puis sa toile. Le public détaille l'écran puis la toile exposée dans cette reproduction de l'atelier. Un jeu de comparaison s'installe. Effet assuré ! Voir naître une toile  et pouvoir la détailler achevé est jubilatoire. Chaque coup de pinceau, chaque retour sur un trait interpelle. Et quand Giacommeti n'utilise rien d'autre qu'un banal stylo bille pour réaliser ses œuvres, l'émotion est toujours là. Plus que la violence des traits, ce qui prime c'est leur puissance.
Giacometti demeure le maître du vide. Il le façonne. Le travaille. Le délimite. En fait apparaître les contours tout en conservant la force du néant, le déséquilibre entre le plein et le vide.


" Tout n'est qu'apparence."
" Tout tient à un fil, on est toujours en péril. "


Nota Bene : Une autre exposition se tient à la BNF. Alberto Giacometti, l'oeuvre gravée. Jusqu'au 13 janvier 2008. (Infos : clic

18 janvier 2008

En cuisine avec William Ledeuil I.

Un grand merci au chef William Ledeuil et à toute son équipe,
pour leur chaleureux accueil au sein de leur restaurant.

Ze Kitchen Galerie
4, rue des Grands Augustins
Paris 6e.
01 44 32 00 32
www.zekitchengalerie.fr

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A suivre, en plusieurs billets, un reportage dans les cuisines et des images des plats proposés dans ce restaurant. Les conditions de prise de vue n'étant pas les mêmes que lors de la rencontre avec le chef Philip Liversain (ici), les images ne seront pas du tout les mêmes.

Ouvert en 2001, le restaurateur propose à travers son menu inventif de revisiter la cuisine, en colorant ses créations culinaires des influences asiatiques. Par le jeu des couleurs, des associations de saveurs et des textures (les émulsions sont à ce titre présentes), William Ledeuil et son équipe offrent une cuisine nouvelle, savoureuse, séduisante qui sollicite tous les sens.
Autre originalité, la salle même du restaurant : les cuisines sont ouvertes. Par une baie vitrée, les gourmets peuvent voir s'activer l'équipe. Un staff jeune, dynamique aux origines diverses. De plus, les murs se transforment en cimaises pour des peintures et dessins d'artistes cher au chef.

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Je vous livrerai peut-être un petit article sur les coulisses de la cuisine où j'ai passé hier plus de 02h30.

En attendant (textes et photos) je ne peux que vous recommander cette adresse.
J'ai eu l'honneur de goûter un cappuccino de fruits. Un régal. Dans un verre transparent, une quenelle de glace maison à la noix de coco révèle la finesse d'une émulsion de mangue sur un fondant coulis de fruits de la passion. Les textures se soulignent les unes les autres, dévoilant au fur et à mesure de la dégustation leurs particularités. Un petit bonheur gustatif, coloré et raffiné, à la présentation sombre et soignée.

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23 août 2007

Dans la cour d'Amélie Nothomb.

nothomb_gRentrée Littéraire.
Amélie Nothomb. Ni d’Eve ni d’Adam.
Editions Albin Michel.

Dédicace et rencontre.
Virgin Megastore des Champs-Elysées. Paris. 8e.

Mercredi 22 Août 2007.

 

Chaque année, Amélie Nothomb ouvre le grand défilé de la rentrée littéraire. A compter de ce jour et dans un laps de deux mois, 727 romans – dont 493 français - vont envahir les étals des librairies. Dès la parution de son roman, l’écrivain belge prend place dans l’arène du Virgin Mégastore des Champs Elysées. Un rituel bien huilé qu’aucun fan qui se respecte ne rate. Cette année encore, elle était au rendez-vous, coupe de champagne en main, of course ! Cela dit, elle était loin d’être seule !


            Une séance de dédicaces d’Amélie Nothomb évoque une chanson. La Mamma de Charles Aznavour.  Avec cette mythique intro « Ils sont venus. Ils sont tous là. Dès qu’ils ont entendu son cri. » … En remplaçant cri par rire… Le communicatif et franc rire de l’écrivain est souvent comparé à celui du commentateur sportif Thierry Roland. Le rapprochement s’arrête là. La romancière n’ayant rien en commun avec une mamma italienne ! Ses fans, en revanche, ont tout de la groupie,avec heureusement, différents degrés.
       Les plus acharnés patientent dès le matin pour … Bonne question ?! La file d’attente ne se mettant en place qu'aux alentours de 15h alors que leur égérie n’entre en scène qu’à 18h. A l’arrivée de la super star du cahier de brouillon et du stylo bille environ 400 personnes s’agglutinent dans les moindres recoins du supermarché de la culture. Si les demoiselles sont en nombre, les hommes ne sont pas en reste et les âges varient grandement. Dans cette foule, des amoureux des mots, des lecteurs de la première heure, certains osent une critique ou déprécier tel ou tel roman, d’autres disent amen à toutes les parutions, des pré adolescents bruyants ou tirés à quatre épingles, des retraités, des travailleurs RTTistes pour l’occasion, des banlieusards pestant contre le RER en retard qui leur a fait perdre dix places, des doublures - vestimentairement parlant-, des curieux qui passaient par là, des mères de famille, appareil photo en main et les éternels habitués présent à chaque dédicace du début à la fin. Attention, si le rideau noir estampillé Virgin bouge encore alors que les dédidaces ont pris fin, c’est qu’Amélie Nothomb est peut-être encore là. Vous êtes sûrs alors, de les voir se tordre le cou pour tenter de vérifier cette information intuitive. Ne sait-on jamais…
Cette année, nul lecteur offensé par les écrits d'Amélie Nothomb ne semble avoir pris place dans les rangs de cette masse impatiente. Peut-être dans la boîte aux lettres d'Albin Michel, comme cela arrive parfois...
   Parmi la foule quelques spécimens se détachent. Visage peint en blanc. Tenue intégralement noire. Eye-liner débordant et lèvres agrandies à coup de pinceau écarlates. Couettes éparses. Mitaines rayées rouge et noir, semblables à celles d’Amélie Nothomb sur la couverture du roman, signée par le photographe Jean-Baptiste Mondino. Et autres chapeaux et vêtements aux accents gothiques. Evidemment, quand les caméras « Des livres de la 8 » (l’émission littéraire de Direct 8 animée par François Busnel, également directeur de la rédaction du magazine Lire) et de Campus (le programme littéraire présenté par Guillaume Durant sur France2) filment ils sont les premiers à être interviewés. Mais la tenue n’influence pas le discours. Tous aiment. Non, pardon, adorent ! Stupeur et Tremblements (roman publié en 1999, récompensé du Grand Prix du roman de l’Académie Française la même année) rafle la première place de leur top. Suivent, tous chez Albin Michel, Métaphysique des tubes (2000), Hygiène de l’assassin (1992, premier roman d’Amélie Nothomb, Prix René Fallet). A noter tout de même que les romans fortement autobiographiques, comme Biographie de la Faim (2004) sont les plus cités et les plus sollicités. (Amélie Nothomb choisit volontairement de sous-titrer ses œuvres « roman » et non « autobiographie ». En bonne philologue, elle connaît l'étymologie et les multiples sens d'un nom commun. Elle regroupe sous ce terme toutes les acceptions du ce mot. Soit, un sens très large, un brin fourre-tout. ) Quant à expliquer ce qui leur plaît dans l’écriture d’Amélie Nothomb, les admirateurs adoptent le plus souvent la position de la carpe - animal honni de l’auteur - bouche ouverte sur un long « euh ? ». Exercice certes délicat que d’identifier ce qui séduit chez un auteur. Et les caméras n’arrangent rien. Incontestablement, ils finissent par s’accorder sur quelques points. Elle a un style bien à elle, ses histoires les happent et les surprennent, les sujets sont originaux  et le tout est très accessible.nothomb
         Durant les heures d’attente, certains lisent Ni d’Eve ni d’Adam. D’autres préfèrent se réserver un coin de silence et le plaisir d’interrompre leur lecture pour alimenter leur plaisir avec chaque jour quelques chapitres. Certes, les romans de l’écrivain belge ne sont pas les monuments de 900 pages de Jonathan Littell (Les bienveillantes, 2006, prix Goncourt, Grand Prix du roman de l'Académie Française). La parcimonie est de rigueur pour que dure le bonheur de plonger dans l’univers d’Amélie Nothomb ! Ceux qui étaient à l’ouverture d’une quelconque librairie tôt le matin même, se targuent de l’avoir terminé dans les transports et s’étendent abondamment sur les passages croustillants ou émouvants, en livrant le meilleur à leurs voisins ébahis ou envieux. Plus tard, se sont eux, éclairés par leur lecture préalable, qui opinent du chef pour accompagner la lecture à voix haute de l’intervieweur, pour confirmer ou infirmer ses commentaires. Tous cela se passe dans un joyeux chaos… Mais quand Amélie Nothomb – sans chapeau au grand regret de ceux qui la réduisent à cela - escalade enfin l’estrade du Virgin, tous se taisent et boivent avec ferveur ses paroles comme elle son champagne, arrosé cette année par la condensation. A la vôtre !        
      Depuis ce matin, sont en ligne sur les blogs des groupies photos, vidéos et commentaires sur cette rencontre. Les plus impudiques livrent jusqu’aux mots échangés avec celle qu’il idolâtres. Etrange ?!
Qu'ils gardent religieusement pour eux ces quelques minutes auraient été moins surprenant.
        Nul doute que tous les lecteurs d’Amélie Nothomb seront ravis cette année encore avec Ni d’Eve ni d’Adam. Elle remonte le temps jusqu’à l’époque de Stupeur et tremblements, pour livrer une autre facette de cette période et de sa personnalité. A l’honneur, des histoires de cœur. Coeur tiède pour Rinri, un jeune tokyoïte avec lequel elle vit une brève aventure. Cœur brûlant pour le Japon et son emblématique Mont Fuji.
        Ses admirateurs tenteront certainement d’analyser la femme Amélie Nothomb, et non seulement l’écrivain. La qualité littéraire étant au programme, il faut bien se nourrir de plus encore. Mais attention aux mauvaises interprétations ! La piste qui mène au cœur de la romancière est mince et les neiges du secret mi-dévoilé mi-dissimulé recouvrent rapidement les traces qu’elle a abandonnées entre les lignes. En revanche, si vous désirez connaître les six plus belles heures d’Amélie Nothomb, ruez-vous en librairie ! Vous ne le regretterez pas, c’est un excellent roman.


an

 

1 juillet 2007

Gay Pride 2007. Paris. I

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La Gay Pride. Ou Marche des Libertés.
C'est un morceau de musique qui serpentent dans les rues de Paris. Une gigantesque marée de Montparnasse à Bastille en passant par Saint-Michel et Saint-Germain-des-Près. Tout s'y confond. A commencer par les identités sexuelles, évidemment. C'est un éclat. Une explosion de sons, de couleurs, de désirs mêlés. Une sono au maximum qui crache d'un char à l'autre les décibels de musiques différentes. Des gens accrochés aux chars, pour rester toujours plus près des amplis. Quelques soient les bandes son, les basses tapent. Les immeubles tremblent et les habitants qui siègent sur leurs balcons râlent ou s'amusent de cette folle parade. C'est une réunion de personnages et de personnes aux histoires parfois liées. Ou complémtement opposé. Un cri de revendication pour des droits. Pour une légalité. La possibilité de vivre au grand jour un amour que certains jugent encore non conforme à la bienséance. C'est aussi une marche pour plus de reconnaissance, notamment, aux yeux de lois. Mais toujours dans un esprit de fête et de rencontres. De simples badauds, des hétéros luttant aux côtés des homos ou de fous de techno se massent sur le bitume et réveillent des quartiers entiers. Les tas de confettis recouvrent le sol grisatre en un arc en ciel mouvant. Comme le drapeau rayé dont se parent bien des corps. Et des préservatifs volent dans l'air de Paris. Des slogans, des pancartes et des espoirs de changements s'accumulent de toute part. C'est de l'excentrisme aussi. L'oubli des nuages du quotidien pour beaucoup. Ce sont des corps qui s'enlassent sans crainte et des enfants qui tiennent la main de deux mamans. Ce sont rires et surprises aussi au détour des rues. Mais tous les mystères demeurent dans le battement de cils des créatures qui pavanent sur l'asphalte. Au grand jour. C'est aussi parfois des gens qui remontent le flot de la foule pancarte de fortune en main et qui rejettent la liberté d'aimer. C'est avant toute chose peut-être bien la liberté de vivre à son gré. Quelques soient les conjugaisons des genres.

Et pour moi, matière à photographier...

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27 juin 2007

Exposition Internationnale Tunisie.

Lien de la page Web de la Médina de Ez-Zhara. Tunisie. ICI

Festival des arts                                          

Médina est en fête et accueille à l’abri de ses remparts la première édition d’un festival où tous les arts se côtoient . Les œuvres prennent vie sous vos yeux  dans un atelier à ciel ouvert .
Au programme :
       Arts plastiques multi-techniques:  fresque géante, peinture, sculpture, céramique, bijoux … Expo photos internationale à partir du 21 juin (Médina Expo Centre) . Musique et danse au rendez vous tous les jours. Des prix à gagner dans chaque discipline.



Listes des artistes Photos (expo) :

                     

Responsable : Zouhaïr Ben Amor

                           

Amel Bouslama

Anne-Laure Boveron

Chafik Gaïes

Jean François Guilbaud

Mahmoud Chalbi

Mohamed Ben Soltane

Patrick Jallageas

Vito Carta

Amor Abadah Harzallah

Bochra Bouneb

Daniel Riffet

Jean Luc Demesey

Mohamed Ayeb

Mohamed Hédi Gara

Philippe Doux

Zakaria Chaïbi

Anne Karthaus

Brahim Bahloul

Féthi Boukhris

Kamel Agrebi

Mohamed Badr Ben Amara

Mounir Bakhtout

Ramzi Dérouiche

Néjib Boussabeh

Patrick Chassard





Liste des peintres (fresque) :

Responsable: Ali Znaidi

Abdelmajid Messaoued

Samir Gouiaa

Mourad Ben Salem

Hatem Gharbi

Ibrahim Arabi


                  

Liste des peintres (plasticiens) :

Responsible: Meher Trabelsi

Cherif Jaziri

Ali Bargaoui

Rajeb Zarmeddin

Basma Ben Yahia

Rafika Drhif

Amer Makni

Ines Souissi

Issa Gouirah

Naji Sassi

Souheil Sfaxi


Etrangers et tunisiens

Groupe frenesis (group rnb)

Sm (rappeur)

The old grow (4 personnes)

Fire machine (3 personnes)

Dea dmoon (5personnes)

Heat (5personnes)

Zed (6 personnes)

Arab clown (4 personnes)

Be for (3 personnes)

The travellers (5 personnes)

Marouane Samer (5 personnes)

Berbere Mustapha Ben Abdalah (2 personnes)

Groupe de danse el Médina (15 personnes)

                                                                                                                          

Listes des Sculpteurs :

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                    

Yasser Jradi

Mongi Zraga
Issa Bouziri
Jaziri Mourad
Mourad Harbaoui
8 août 2007

Votez pour moi.

J'ai besoin de votre aide !!!!! Enfin, si le coeur vous en dit.
Je me lance dans le concours SNCF/Epson.  Le principe est simple : les photos sont disponibles sur le site. Les internautes votent pour leurs préfèrées et les trente premières photos élues par les internautes sont soumises à un jury professionnel. Et c'est là tout l'intérêt !!! Avoir un retour de pro !!!

Alors si le coeur vous en dit et que certaines de mes photos vous plaisent... je compte sur vous.

Pour voter vous devez vous inscrire, c'est sans engagement, sur le site de la SNCF

CLIQUER ICI POUR VOUS  INSCRIRE ET VOTER

Attention : il faut sélectionner directement le nombre de coeur que vous souhaitez attribuer à chaque photo de votre choix. Vous ne pouvez pas ajouter les coeurs.

Ci dessous, mes premières photos visibles sur le site. D'autres viendront.

MERCI POUR VOTRE AIDE.


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arbre_luxembourg2


panorama_tregastel


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chorges

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11 septembre 2006

De retour de Visa Pour L'Image. Perpignan.

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Comme chaque année, mais la première pour moi, dans le cadre sublime de Perpignan, a lieu le festival
Visa pour l'Image.
De très belles et puissantes photographies jonchent les murs des couvents, élise ou intérieurs des restaurants.
Des coups de coeur.
Notamment, dans le festival off, Jean-Baptiste Morel.

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3 novembre 2006

Sur la neige, le feu.

feu_neige


Après avoir sculpté la glace au Semnoz,
le soir, nous avons brûlé le dragon
que nous avions confectionné pour l'inauguration de cette exposition.

Cette photographie est donc celle du brasier du dragon sur la neige.
Et non, sur le sable.
J'aime l'ambiguité, et la croix qui se dessine dans les flammes.
Et les ombres des âmes qui s'esquissent autour du feu.

(Lycée Gabriel Fauré. Annecy. Termniale Arts Plastiques. Hiver 2000)

6 mars 2013

Paris Fashion Week : Costume National #1

L'an dernier, tout à fait par hasard, j'ai pu voir le défilé Galliano. J'en garde un souvenir précieux. Cette année, toujours par hasard et par chance, j'ai pu voir les défilés Alexis Mabille et Costume National. Pour ce dernier, j'étais très bien placée. J'ai fait quelque photos. Elles sont ce qu'elles sont, je n'étais pas équipée avec le matériel adéquat... En voici une, pour partager l'autre aspect de la fashion week que mes photos ne révèlent habituellement pas.

costume national 2013 299 copie

cosutme national 2013 416 copie

3 février 2010

Test du trépied photo Manfrotto avec Top Achat.

Grâce à Top Achat j'ai eu la chance de tester un trépied de Manfrotto (le modèle 7322YSHB M-y mini court avec rotule ball)

nu1000688501Accessoire très pratique pour réaliser des prises de vue de nuit, dans un environnement sombre ou comme je le fais de temps en temps, pour des autoportraits, un trépied doit cependant respecter quelques points essentiels.

Puisqu'il est souvent trimballer lors de séances photos nocturnes, il doit être léger et facilement transportable. C'est le cas avec cette offre qui comprend un étui. Avec ses 42 cm replié et ses 2kg le trépied n'est pas un obstacle aux sorties.
Autre point, le trépied doit être solide et stable. Après test, il s'avère que ce modèle est fiable. Pourtant, je n'ai tout de même pas trop osé m'éloigner du dispositif. Le vent soufflait ce jour là et je n'étais pas rassurée quant au maintien au sol du trépied surmonté de l'appareil photo.
Pour ce qui est de l'utilisation du trépied (ouverture, pliage, accroche de l'appareil sur le pas de vis, réglages...) rien à dire. Le fonctionnement est simple. Face à l'objet la mise en place est instinctive, rapide. Parfait pour ne pas perdre de temps à mettre en place appareil photo et pied et rester concentrée sur la prise de vue.

20 avril 2009

Max Chaoul par Jean-Philippe Darbois

A défaut d'avoir des photos sous la main (et le temps) un petit lien.
Pas tant pour les robes. Mais j'aime beaucoup certaines photos. J'aurais aimé faire le shooting !
Robe de mariées du créateur Max Chaoul

http://www.maxchaoulcouture.com/COLLECTION/2009/MARIEE/index.html


robes_de_mariee_max_chaoul_2009
© Créations                 Max Chaoul - Modèles protégés
Photos                 Studio Jean-Philippe Darbois

24 août 2008

Normandie #1.

Dans les jours à venir, je vous propose un petit reportage photo ayant pour thème : la Normandie.
De Granville à Cherbourg en passant par le plus petit port de France, de Goury,
de la Manche et ses scènes de vie aux produits de la mer et du terroir normand (un tout petit peu),
des habitations typiques aux marins jusqu'à l'incontournable Mont St Michel (de jour et de nuit).
Le tout sous forme de montages et de photographies "simples"...
A bientôt ...


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3 janvier 2008

Gustave au Grand Palais.

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Exposition Gustave Courbet. (1819-1877)
Galeries Nationales du Grand Palais. Paris.
Site : clic.
Du 13 10. 07 au 28.01.08.

 




Je préfère peindre des yeux humains plutôt que des cathédrales - l'âme d'un être humain - même les yeux d'un pitoyable gueux ou d'une fille du trottoir sont plus intéressants à mes yeux.


Parce que j'aime visiter les expositions à la dernière minute. Ou presque. Avec ce sentiment d’urgence. Et de sursis, surtout. Puisque tout ne résume qu’à cela. Le sursis. Ou presque. Je suis allée me promener dans les salles rouge, bleue et verte du Grand Palais en passant par un escalier décoré d’arabesques, de verre et de marbre. Un mercredi après-midi de janvier 2008. En sortant du travail. La musique criait trop fort dans mes oreilles. Elles aussi, en sursis. Ma peau se congelait dans mes collants noirs. Et mes genoux se dérobaient à mes pas. Les idées ailleurs, du côté du Pont Alexandre III, tout proche. Et puis. J'ai usé de certains privilèges. Ai coupé la file. Gravi quelques marches. Répondu aux salutations des vigiles d'un air absent et pressé. Et. J’ai raccroché mes yeux aux 120 peintures présentées. A loisir… portraits, paysages, marines, natures mortes. A la trentaine d’œuvres graphiques, originales pour la majorité et à près d’une soixantaine de photographies d’époque qui rythment l’exposition. (Nadar, Le Gray, Le Secq…)
Il y avait foule. Toutes générations confondues. Et je n’aime guère les attroupements. J’ai donc glissé entre les groupes pour me suspendre aux toiles. D’emblée, les commissaires d‘exposition ont choisi d’exposer les portraits, et plus encore, les autoportraits. Avec cette toile saisissante qui a été reprise sur les affiches publicitaires. (image ci-dessus) Le désespéré, 1843-1845, annonce le cartel. Tout est novateur dans ses autoportraits. Evidemment, de tout temps, il a toujours été plus aisé de jouer avec sa propre image qu’avec celles des commanditaires, célébrités, amis et proches qui vous confient le soin de les reproduire. Alors Gustave Courbet ne s’est pas privé d’expérimenter. Lumière. Cadrage. Pause. Tout est revisité. Le résultat en est touchant. Emouvant. Captivant. Presque dérangeant. Une invitation à explorer l'âme tourmentée de cet artiste romantique à travers le regard de ce bel homme. Au regard fou, et tellement humain.
D’une salle à l’autre, j’identifie les toiles dont j’ai étudié la genèse, la composition, les couleurs. Entre deux morceaux de musique, j’écoute et observe. Les gens montrent du doigt L’enterrement à Ornans qui avait fait scandale au Salon de 1850-1851 pour la trivialité des visages, la laideur diront certains, pour le choix des dimensions de la toile.
Une toile monumentale qui était alors réservée aux représentations de sujets dit nobles, comme les scènes historiques. (A l'époque, Courbet est fortement discuté. Certaines années, l'entrée du Salon des Refusés lui est interdite. Belle revanche aujourd'hui. Le voilà aujourd'hui salué, admiré, copié. Au-delà de bien des peintres de son temps, ultra classiques et conservateurs.)  D’autres plus loin, décomposent L’atelier du peintre (1855). S’immobilisent devant Les baigneuses (1853) autre scandale du Salon de cette année là. Des mamies expliquent à leurs petits enfants, que dans le tableau intitulé La rencontre, le monsieur au sac à dos n’est autre que Courbet, lui-même… Je me demande si elles les laisseront voir, à l’étage du dessus, des oeuvres somme toute moins romantiques et plus crues que ces créations de jeunesse. Car  L’origine du monde (1866) est bien là. Cachée dans une petite salle en arc de cercle à l’entrée de laquelle les spectateurs sont mis en garde. Attention à la sensibilité de certains. Certes... Les truites, bouquets et autres scènes de chasse qui succèdent aux tableaux dits érotiques rassureront les plus puritains.
Assurément, une belle exposition. Riche. Variée. Des portraits, aux séries des « vagues » en passant par les paysages, c’est tout le monde du peintre qui a résolument bousculé l’histoire de l’art et déposé son empreinte qui s'esquisse.  On découvre de toiles en toiles son désir sous-jacent de s’inscrire dans le réalisme, de faire vibrer sa peinture et son génie pour à la fois figer et restituer le mouvement. Ses personnages semblent prêt à se mettre en marche. Troublant.
Autre petit plaisir dans ce dédale au musée, suivre l’évolution de la signature de l’artiste. Petit rien qui m'amuse. Comme me noyer dans le sépia des premières photographies. Dont la fameuse Grande Vague de Le Gray, vendue à plus de
460 000 livres début 2000. Plonger dans le regard de Charles Baudelaire immortalisé par Nadar. Et détailler les cadres brodés de motifs. Ah, le XIXe siècle… et sa conception du luxe et de la beauté... Je me moque gentillement...
J’ai fait le tour de l'exposition plus vite que beaucoup. Certes. Mais j’ai emmagasiné ma dose d’émotions devant ses œuvres. Pas besoin de commenter des heures une touche de pinceau pour en saisir le sens, la volonté et l'émotion. Seulement de la ressentir...

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Le bord de la mer à Palavas (1854)

A quoi sert la vie si les enfants ne font pas plus que leurs pères ?


16 septembre 2007

III.

RER D. 9h17. Direction Gare de Lyon.

dans_le_rer_copieS'égosillent et babillent. Sur le quai un groupe d'élèves s'attroupe. Des espagnols visiblement. Appareil photo numérique dernier cri en main, ils mitraillent le RER Dupleix qui entre en gare. En face d'eux. Changement de direction. Il est loin le temps des casquettes canari pour repérer les troupes. Signe distinctif des écoliers en voyage. Elles ont fait place à un sac à dos bleu et noir. Sponsorisés. Ils piaillent. Inspectent la gare. L'un montrant une étrangeté à un autre. Les filles se collent les unes aux autres et rient encore en dévisageant un jeune homme au bout du quai. Leur train apparaît au tournant des rails. Ils s'agitent. Immortalisent l'instant. Une curiosité en 3D. Et se lancent dans un marathon pour rejoindre la porte automatique la plus proche. Et s'engouffrent. Au deuxième étage, évidemment. Les professeurs s'affolent et se galvanisent de cet enthousiasme bruyamment manifesté.
Une nuée de demoiselles s'agglutine à huit sur six places. Rient à grands cris. En mexicain, peut-être. Leurs cartes plastifiées qui pendent à leurs cous ne sont pas lisibles. Leurs doigts pointent mille choses imprécises au dehors. Les téléphones portables photographient à tout va les grimaces des écolières sur fond de Seine. Quelques unes demeurent impassibles et silencieuses. A grand coup de fermeture éclair les sacs s'ouvrent. Et s'étalent des trousses entières de maquillage. Qui côtoient des peluches. Un chat à poil long. Sauvagement extirpé de sa cachette. Caressé du bout des doigts.  Tout en discutant et en essuyant les reproches des camarades. Les garçons se ruent dans les couloirs du RER. Les filles les suivent du regard. S'esclaffent. Et s'emparent de leurs tubes de "peintura". Les pochettes de beauté, ou de ravalement, c'est selon, sont des plus garnies.  Quel âge ont-elles ? Elles se maquillent comme des jeunes femmes mais rient comme des fillettes. Liberté trouvée sous d'autres horizons. Elles font sourire les autres voyageurs. Et leurs prétendants. Fard à paupières, fond de teint, blush, khôl... Tout s'alignent sur leurs genoux. Et leurs mains s'activent devant les miroirs que tendent leurs amies assises en face.
Et apparaît un outil improbable. Improbable d'efficacité. Et tellement simple finalement. A portée de mains. Seulement détourné. Une cuiller à soupe. Après la danse de la brosse de mascara noir, s'applique d'un coup sec et précis le revers de la cuiller. Effet garantit.
Le train entre en gare de Lyon. Le conducteur du train fait son annonce. L'attirail se remballe à une vitesse folle. Les garçons remontent endosser leurs sacs. Les sourires s'aiguisent. Les filles jettent un coup d'oeil au miroir de fortune d'une porte de RER dans un tunnel. Replacent leurs vestes. Satisfaites. Ils sautent sur le quai. Paris à leurs pieds.
Sans doute, des paillettes dans les yeux, ne verront-ils rien de la femme saoûle au premier étage du RER quand ils rentreront ce soir. Pas plus que le SDF qui se réchauffe dans la rame.
...

27 juin 2013

Fashion Week : Mode masculine, Carven, Valentino, Issey Miyake

 

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Pour voir mes photos de la fashion Week : mode masculine, rendrez-vous sur Next

Carven : http://bit.ly/11NAhto
Valentino : http://bit.ly/14bUImN
Issey Miyake : http://bit.ly/15JsmhI

A suivre, Louis Vuitton.
Le best of sera ensuite accessible sur mon site www.annelaureboveron.com


27 septembre 2014

Fashion Week 3

Vendredi 26 septembre 2014, défilé Isabel Marant

Maartje Verhoef, Malaika Firth et Ine Neefs arrivent du précédent défilé, Dior, après le début officiel du défilé Isabel Marant. Les défilés ne débutent de toute façon pas à l'heure.

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Karlie Kloss quitte le défilé.

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Défilé Undercover

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6 mars 2013

Paris Fashion Week : Dior #1

Parterre de stars au défilé Dior
Hôtel des Invalides, Paris, 01er mars 2013

 

Dior Ana Girardot mars2013 092 copAna Girardot

 

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Dior Mélanie Laurent mars2013 109 copMélanie Laurent

Dior Melle Agnes mars2013 052 copMelle Agnès

Dior natalia vodianova mars2013 041 copNatalia Vodianova

Dior Olivia Palermo mars2013 048 copOlivia Palermo

Dior Olivia Palermo mars2013 174 cop

 

15 août 2009

Quelques articles...

Un été d'écrivains sur CultureCie...

Stéphanie Hochet par Harold Cobert
Tatiana de Rosnay par Harold Cobert
Carole Zalberg par Amélie Nothomb
Jérôme Ferrari par Carole Zalberg
Jim Harrisson par Barbara Israël
Pierre Michon par Gabrielle Duc

A bientôt pour les coups de coeur 2009, rentrée comprise, des écrivains
et pour les chroniques et interviews de la rentrée littéraire de la rédaction.

+ d'autres surprises ...

1 octobre 2009

Quelques articles...

7 octobre 2010

Quelques articles...

LITTERATURE

Le tome 2 des "Conjurés de Niobé", "Le choix de Jason" de Jessica Nelson est sorti.
(Roman jeunesse - mais pas seulement - d''heroic mythology)
Lire une critique du tome 2 : c'est là
Et un rappel du tome 1, c'est là.

"Traîne pas trop sous la pluie", la force mélancolique de Richard Bohringer

L'actu de la rédac de culturecie (par Axelle )


16 février 2010

Quelques articles...

6 septembre 2014

En route pour le col de la Forclaz

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1 mars 2013

Paris Fashion Week : Balmain

Sortie des mannequins du défilé Balmain,
Hôtel de Ville, Paris, 28 février 2013

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Balmain fev2013 017 copieAnna Selezneva

Balmain fev2013 033 copie Joan Smalls

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Balmain fev2013 087 copieArizona Muse

Balmain fev2013 130 copieKasia Struss

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Balmain fev2013 145 copieKarlie Kloss

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20 mars 2013

Paris Fashion Week : People

galliano 2013 604 copAdriana Karembeu, défilé Galliano

kenzo jessica alba 2013 150 cop copie

kenzo jessica alba 2013 157 copJessica Alba, défilé Kenzo

Stella McCartney mars2013 174 cop

Stella McCartney mars2013 183 copBono et Ali, défilé Stella McCartney

Stella McCartney mars2013 327 copPaul McCartneay, défilé Stella McCartney

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