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Through : voir le monde à travers un objectif

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10 mars 2008

Paris, my dear ...

A Véronique.

"Né en en 1887, il doit son nom à une divinité dont la statuette trônait dans une corniche, de l'autre côté de la rue. Fin 19e, le journaliste et homme politique Charles Maurras le célèbre. Il écrit, au premier étage de l'établissement, un roman dont le titre rend hommage à ce lieu. D'autres écrivains, poètes, artistes hanteront ces murs, tels les amants de Lou et d'Elsa. Ou encore, sous l'Occupation, quand ils désertent les terrasses du 14e arrondissement, les amoureux Jean-Paul et Simone. Un Pouilly fumé, servit dans un verre nominatif y est offert quotidiennement, une année durant, à l'auteur qui reçoit le prix qui porte son nom. Il s'agit du ... "

cafe_de_flore_2

Sous un léger soleil de mars, une touche de blanc, au pied d'une immeuble en pierre de taille, rayonne. Des liserés de vert rehaussent l'éclat du store, soulignent la transparence de la verrière qu'il chapeaute. Au premier étage, au milieu des bouquets d'arbustes soigneusement taillés en boule se dressent dans les courbes une enseigne. Toute une histoire, un brin d'autrefois et de mythes, un rendez-vous qu'il ne fallait plus manquer. "Café de Flore". Toutes les tables sur le trottoir sont occupées. Elles courent sur le bitume du boulevard St-Germain-Des-Près et de la rue St-Benoît, dessinant ainsi un angle doux. Il règne une douce euphorie en cette fin de matinée et des langues étrangères se battent en duel d'une table à l'autre. Une indication, "Tirez". S'ouvre alors un espace étroit, comme une bordure tampon entre l'extérieur et l'intérieur. Un sas. La langueur des habitués règnent. Ils semblent avoir oublié de parader, de se montrer. Ils prennent seulement leur café. Des journaux dépliés, des ordinateurs ouverts, des tasses de café et des croissants sous cloche siègent sur les tables. Un paillasson, un pas. Et, la plongée. Un brouhaha accueillant, la valse de sept serveurs en costume noir, les cliquetis des boissons que l'on prépare ou dessert. L'ambiance n'a plus rien à voir avec celle guindée, stéréotypée que donne les abords du bar. Sur les banquettes rouges, sous les miroirs, des couples, des solitaires, une petite famille, une sommité désistuée, des habitués qui n'ont pas un regard pour le décor et deux curieuses éberluées. Dans un coin, près d'une autre entrée, trois hommes en costume barrent l'accès à la salle du premier étage. Mais le regard grimpe, lui, en suivant, au mur, les informations d'un autre temps, gravées dans l'émail aujourd'hui ébréché. "Téléphones et toilettes au premier". Des affiches, des photos, un univers entourent la guérite tenue par un homme carré. Il compte des billets. Caisse et réservation. Il faut parfois avoir ses entrées pour côtoyer les fantômes. A l'autre bout de la salle, une percée. Et les bouteilles s'alignent en hauteur. Les plongeurs naviguent, verres propres, verres sales. Les cuisiniers et barmans livrent les commandes. Et les serveurs se bousculent. S'évitent. Râlent aussi. Leurs serviettes immaculées pendues à leurs bras dansent. Eux virevoltent entre les tables. Commandes, distribution, encaissement et un changement de service, de clients. Une foule tranquille s'agite. Grouille bientôt. Pourtant il traîne dans l'air une invitation à prendre son temps.


cafe_de_flore_1

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9 mars 2008

En magasin II.

mannequin_monop

8 mars 2008

Tout petit XV.

bebe_main_joue


7 mars 2008

En magasin I.

mannequin_monop_2

6 mars 2008

Dans la lumière.

enfants_lumi_re

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5 mars 2008

Graffeur parisien VI.

graf_C215
Artiste : C215

2 mars 2008

Fin de série.

Il n'y aura pas de suite à la série "Une heure à Beaubourg".
Malheureusement. Et pourtant, il y avait des photos intéressantes ...
Pour cause de mauvaises gestions de fichiers et de nettoyage de poubelle. Malheureusement ...

2 mars 2008

Une heure à Beaubourg I.

panorama_beaubourg_copie

1 mars 2008

James Nachtwey, exposition "Combat pour la vie".

nachtwey_combat_vie_1James Nachtwey, photo reporter américain de renommée internationale, signe aux côtés d’Anne Goldfeld, professeur de médecine et d’Asa Mader, cinéaste, une exposition expérimentale des plus troublantes « Combat pour la vie ». Cette sensibilisation par la photographie aux problèmes de traitement de la tuberculose, du paludisme et du Sida dans les pays pauvres a naturellement envahit Le Laboratoire, un espace parisien ouvert depuis fin 2007, consacrée à la recherche scientifique et artistique. Ne ratez par cette exposition... elle prend fin le 19 mars 2008 !


Co-fondatrice d’une clinique au Cambodge, le Professeur Goldfled a invité l’artiste à soutenir sa lutte. James Nachtwey, le photojournaliste le plus récompensé depuis vingt ans, livre ici un témoigne fort. Et le choc est rude. Une série d’images inédites réalisées à Bankgok accueille les visiteurs. Neuf mètres de photographies noir et blanc, crues, dures, directes et comme toujours portées par l’œil du photographe s’impose d’emblée aux spectateurs. Pas question ici de s’apitoyer sur le sort des malades de l’Asie du sud-Est, mais de sensibiliser les populations épargnées, les organismes humanitaires, dans l'espoir de maintenir mobilisation et recherche médicale. Nachtwey_expo2008
      Sur les murs encerclant la fresque d’anciennes photographies de Nachtwey réalisées dans les hospices et dispensaires de Sibérie, Asie ou encore Afrique sont également présentées. De grands tirages sobrement éclairés révèlent la douleur, la solitude, la peur, la réalité de ces maladies infectieuses mais aussi la force, le courage des malades et des soignants pris dans ce fléau. Ces images, imposantes tant par la finesse du grain, par la qualité des contrastes, par les cadrages et choix de composition que par l’intensité des sujets, ne laissent indifférentes. Certes, la détresse, l'angoisse, le renoncement sont lisibles sur les visages des patients.Mais la dignité aussi, est palpable. Notamment celle d’un garçonnet fermant les yeux de sa mère décédé ou celle d’une jeune maman câlinant son nourrisson chétif qui n’aura connu que la souffrance de la maladie.
      Nachtwey est habitué aux reproches adjacents à la photographie humanitaire. Il traîne toujours dans les parages des philosophes ou sociologues soulignant les dérives de la photographie humaniste à la photographie humanitaire. La première magnifiée par la génération de photographes français comme Doisneau, Cartier-Bresson, Ronis, Boubat ou encore Brassaï, entre 1945 et 1970, se veut une peinture d’un bonheur de vivre retrouvé après la seconde guerre mondiale. Selon André Rouillé, auteur de La Photographie (aux éditions Gallimard, 2005), « la photographie humaniste se distingue de l’actuelle photographie humanitaire par l’espoir d’un monde meilleur. » Faire du malheur des populations pris dans les guerres, les conflits civils ou l’extrême pauvreté une œuvre d’art ne serait donc pas politiquement correcte, voire pire... Mais Nachtwey n’en a que faire et il continue de témoigner (et non de tirer profit !) de l’horreur et la misère quand d’autres préfèrent fermer les yeux. Depuis peu, la polémique tend à s'apaiser. Face au talent de ce photographe, un des chefs de file de ce mouvement, les conservateurs de musées s'inclinent. Il est exposé sur tous les continents, ses travaux photographiques garnissent les collections permanentes des plus grands musées mondiaux.
nachtwey001Depuis ses débuts, dans les années 1980, James Nachtwey a conservé le même leitmotiv : « que la photographie - de guerre - ait une incidence sur un comportement humain » (celui qui pousse les hommes à s’entretuer). Cela dit, le reporter n’est pas dupe et concède volontiers que son espoir est « une ambition ridiculement prétentieuse ». Toujours est-il que le photographe n’a pas raccroché son appareil argentique et qu'il parcourt  encore le monde pour rendre compte de ses conflits, pour témoigner le quotidien de ceux qui survivent dans contrées les plus pauvres et en ramène des images toujours aussi effroyables et paradoxalement sublimes. Sa façon à lui, peut-être, de ne pas oublier ceux qui souffrent en silence.

 

Je n'aurais que deux choses à dire, en guise de pseudo conclusion :
Courrez voir cette exposition avant le 17 mars.  ( Âmes sensibles et jeunes publics s'abstenir. )
Et... dans la vie j'aurais voulu être James Natchwey !


Pour plus d’infos :

Une interview, en anglais, de James Nachtwey au sujet de cette exposition « Combat pour la vie »
http://www.photographie.com/?pubid=104626

Le site officiel de James Natchwey.
http://www.jamesnachtwey.com

Infos pratiques :
Exposition "Combat pour la vie."
Du 10 février au 19 mars 2008
Le Laboratoire

4, rue du Bouloi
75001 Paris
(derrière la Bourse)
Tél : 01 78 09 49 51
http://www.lelaboratoire.org
Email : info@lelaboratoire.org

29 février 2008

Dolce et Gabbana pour Elle.

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